Dimanche, vent rafaleux, bassin d’arcachon, gérard delerm et moi avons fait une petite naviguation. Lui dans sont bateau, la barre dans une main et le camescope dans l’autre (pas facile) et moi essayant de choper la moindre rafale. C’était malgré tout une très bonne journée riche en ensaignement, la vidéo est vraiment un super outil pour amélioré mon engin. On voit bien que mes embases sont trop en arriere des flotteurs et font tourner les bras sur eux même, ce qui change l’angle de mes dérives. Donc aujourd’hui j’ai repris ma résine pour réequilibrer tout ça.
Un grand merci à gerard pour son acceuil, ses tomates du jardin et pour avoir fait la sécu car il faut dire que cette nav s’est terminer avec l’aile roulé dans son bateau et le mien en remorque, le vent ayant trop faibli.
Il est un temps ou l’on se retourne dans le rétroviseur de la vie en un flashback vers le passé du temps d’avant. Il viens un moment où l’on se dit “c’était mieux avant, faudra que je pense à voter à droite”, alors on repasse le film de l’Histoire avec une grande hache. Je voulait mettre en ligne la génèse du projet car toutes les autres histoires et expériences que j’ai pu glaner sur le net et autour de moi m’ont permis d’arriver là ou je suis.
Je crois que tout à commencé lorsque mon père à troqué le hobie 16 pour un sangria. A l’époque passer d’un cata de sport à un bateau de croisière c’était plutôt chiant. Le seul truc intéressant était la paravane de la ligne de traine. Une fois retournée avec un fil de chaque coté elle était devenu un jouet très amusant à laissé trainer dans le sillage. Par contre pour la pêche c’était pas top alors mon père – qui voulait certainement ce jour là attraper quelques poissons, ou du moins tenter de le faire – me fabriqua un petit cata avec deux chute de gros CP et deux baguette pour faire les poutres. 4 clous, un bout de ficelle au milieu de la poutre avant, ça ressemblait à un patin à voile sans grément. A partir ce jour je laissé tranquille la paravane, pour le plus grand malheur des bancs de maqueraux.
Ce petit cata marchait du feux de dieux mais avait une sale tendance à enfourner. J’en ai construis plusieurs ensuite avec diférentes largeurs et position de bras de liaison. A la fin j’avais trouvé les bonnes proportions pour que le cata lève la patte très rapidement et se pose sur le flan d’une coque sans déssaler lorsque la traction ètait trop forte. Pourquoi je vous parle de ça? Un bateau tiré par une ficelle… hein? Non? Continuons.
Puis vint un jour ou mes petits bateaux ne m’ont plus fais marré, il me fallait quelque chose de plus extrèmes, un nouvel engin qui pouvait voler dans le sillage du sangria. Il faut dire qu’à l’époque j’habitais Brest et qu’il y avait tout les ans la semaine de vitesse. C’était une sorte de rassemblement d’engins extraterrestres et autres libellule pretes à exploser en plein vole. C’était surtout une formidable occasion de voir que le génie de certains n’était pas très éloigné de la folie des autres. Et puis il y avait les dart à foil et autre cata auquels avait été greffer de drôle d’échelles en alu. C’est ça que je voulait maintenant !
Alors j’ai construis une sorte de planche de surf en CP sur laquelle j’ai fixer deux tige d’alu plié prolongée par un profil en bois. C’était mon premier foiler. Et pour ce coup d’essai j’avais déjà eu assez de mal à faire 2 foil que j’avais tout simplement conclu que cet engin ne naviguerait que sur un seul bord. C’est ce qui s’est passé mais pas du tout sur le bord que j’avais prévue. Au lieu de planer sur les foils à 45° en tirant vers la droite, c’est en tirant vers la gauche que ça marchait le mieux. Je pensait avoir équipé mon engin de 2 hydrofoil mais c’était devenu 2 paravanes, et ça tirait fort. J’arrivais a remonter presque perpendiculairement au bateau, la planche totalement hors de l’eau. Par contre l’engin était très sensible et, je ne sais pourquoi, il avait une forte tendance à vouloir regagner le fond de la mer dès qu’un clapot plus gros que les autres lui chatouillait la spatule avant. Certainement avait-il pris trop au sérieux son coté paravane.
Beaucoup d’années plus tard, lorsque j’ai découvert le monofoil, tout mes souvenirs sont remontés à la surface et mon foiler/paravane aussi. Ce projet m’as séduit car plus extrème que l’extrème, vouloir faire une stabilisation aérienne pour un engin suspendu à son aile c’était vraiment très osé. J’ai resortie des bout des balsa et quelque tube de glue pour commencer quelques proto avec ma propre vision du problème. Le monofoil avait son aile fixée en bout de bras et chaque variation de celle-ci se répercutait directement sur tout le bateau. Je me suis dit qu’il valait mieux laisser plus de liberté à l’aile et compenser par un bateau plus stable. J’ai tout recommencé depuis le début pour simplifier au fur et à mesure et enfin arrivé à une sorte de paravane accroché à un flotteur à redan dont il ne restait plus que la partie avant. Le point de tire était au bout d’un bras fixe pour le décaler jusqu’a ce qu’il s’aligne avec le centre de dérive (comme pour le sailrocket). Bien vite j’ai vu que cet équilibre à bout de bras risquait de paritr en vrille assez rapidement, il fallait plus de stabilité, il fallait assoir le bateau sur l’eau. Ce fut chose faite avec un point de tire ranmené plus au centre du bras et un petit patin planant au bout de celui-ci. Un homme avait déjà pensé à ça, dave culp, ses travaux l’avait amené très loin et même parfois très haut.
Et puis un tel système ne permettait pas de naviguer sur les 2 bords. Alors comme une pomme tombé d’un chène m’est apparue une image divine, longshot. Mais c’est biensur ! C’était ça ! Vite une maquette !
Le trifoiler semblait être la meilleur structure cependant certaines petites choses me chifonnaient un peu. Je vous passe le fait qu’a plus de 30 ans, trainer un petit bateau au bout d’une ficelle sur un ponton déserté en pleine hiver, ça chifonne un peu, surtout lorsque un enfant passant avec ses parents vous regarde comme si vous aviez son age. Passons. J’avais bien prévu que le foil au vent allait plus tirer que n’allait pousser celui sous le vent, mais je ne pensait pas que c’était a au point de faire piquer le palpeur.
Ensuite un peu par hasard en voulant résoudre ce problème j’ai découvert que le meilleur rendement des foils était quand ceux-ci étaient bloqués. C’était beaucoup plus efficace mais trop sensible pour les même raisons que mes petits bateau. Et puis comme dit l’adage chassez le naturel, il retrera par la fenêtre. Donc j’ai fait ce que j’adore faire, tout démonter et tout retourner. Un bout de mousse pour faire un senblant de patin avant et mes 2 foil sur leur bras à l’arrière. C’était bon, ça à marché tout de suite, le darded était née. J’ai sauté sur mon clavier pour faire des premiers shémas, la suite vous la connaissez…
J’ai trouvé dans un supermarché une chaise en CP plié pour un prix ridicule. Bingo que j’me, dit ça vas me faire un super siège design. Voici ce qu’est devenu l’assise après un peu de découpe et quelques renfots carbone. Face noir et pile rouge, ça a plus de gueule que mon truc en plastique probablement balancé à la benne par la salle des fête du coin.
Le projet DARED fait une petite pose jusqu’à la mi-septembre. Pour 2 raisons importantes:
La première et la plus importante est que ma femme vient de mettre au monde un nouveau pilote pour le bateau, version “de poche”.
La seconde est que Je vais attendre que les bons spots de décollage se vident de cette masse grégaire et ruminante à l’huile de monoï surveillé par d’etranges bergers en t-shirt rouge.
Haize hegoa m’as filer 2 ailes pour le dared, une 9m2 et une 11m2. Ce sont des proto qui ont servit au developpement les kites solid wind. J’ai testé la 11, elle semble bel et bien être l’aile parfaite que j’attendait depuis longtemps. d’abord parce qu’elle est rouge et noir et que ce sont les mes même couleurs que celle du bateau, une faute de gout est si vite arrivée. Ensuite, sur ce proto, le bord d’attaque à un diamètre beaucoup plus gros que sur les ailes de série, ce qui le rend trop lent pour le kitesurf mais beaucoup plus stable, c’est exactement ce qu’il me fallait. Enfin parce que le système SLE m’as permit de faire ce test presque “pétole”, grace a ce système de double poulie l’aile se cabre autour de sont centre de poussé on peut presque pomper comme sur une voile de planche. Une fois lancé j’ai vraiment été surpris par sa puissance et sa régularité de vol, elle avance tranquillement et plus tu borde plus ça tire. Excusez les sortie de cadre, j’avais la barre dans une main et la caméra dans l’autre, pas facile.
Juste 2 images qui parleront bien mieux que moi. Alors qu’avec+ou- 10 knts de vent, les cata levaient pèniblement la patte et que les planches à voile planaient à peine, moi et mon engin on à fait une Vmax à presque 13 kns. J’avais une Flysurfer pulse 10m, dont j’ai fait l’achat il y a peu, la prochaine sortie se fera avec encore un nouveau petit bijou. A suivre…
Oui j’ai fais un run à 25/30 knts !! Non il n’y avait pas 20/25 knts de vent. C’est vrai j’ai triché, j’ai juste fait des essaies tracté mais je me suis dit que ça ferai forcement buzzer un titre comme ça.
Ce test a ètè très enrichissants:
Je me suis rendu compte que l’angle de mes flotteur sont trop important, trop cabré. Donc les dérive se relevent toutes seul. J’ai donc eu toutes les peine du monde à les faire rentrer dans l’eau. Dès que j y arrivait, l’accoup de la dérive tapant voilement contre le flotteur me faisait partir en crabe en un coup sec et la dérives ressortait aussi sec. A tel point qu’elle as fais sortir, au fur et à mesure, les vis de fixation de leur logement jusqu’a ce que je perde un flotteur. Mais je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite parce que j’ai continué à planer sur l’embase ! A tel point que je me demande si je ne vais pas encore radicaliser mon engin en remplacant mes deux flotteurs latéraux par de simple planche de bois un peu rockée
Après quelques petites modifications des embases voici le montage et le démontage de mon engin. Je voulais mettre la vidéo en vitesse réelle mais c’est un peu lassant. Je vais apporter encore une amélioration et je pense monter le tout en moins de 10 minutes mais pour l’instant c’est déjà pas mal pour profiter des fenêtres météo si capricieuses en euskal herria. Moins je passerai de temps au montage et démontage, plus je serais mobile et près à profiter du moindre coup de vent.
J’avais bien amoché mon aile après un séjour dans les rocher à cause d’un vent trop flémard pour relever le kite. Un hernie sur le boudin du BA l’as definitivement achever. J’ai donc repris une vieille 7m à caisson fermé…
Mes prochain test seront sur le lac de Biscarrosse avec du vent, du vrai.
J’écris ce post presque malgrè moi puisque je m’était juré de ne rien poster avant d’avoir fait au moins 15 noeuds.Mais bon je me rends compte que je vais peut être devoir attendre trop longtemps.
Il y a plus d’une semaine malgrè le vent très faible, j’ai tenté de faire quelques bord à socoa. J’avais fait pas mal de modifs, notament au niveau de l’accroche, que je voulait absolument tester. Après une bonne heure à tenter de maintenir l’aile au zenith, je profite d’une raffale stabilisatrice pour me lancer (point A). Aussitôt suit une dévente qui laisse choire l’aile dans l’eau, me traine comme une ancre flottante jusqu’au point B sans vouloir redécoller. Et puis miracle, une raffale! L’aile se tourne puis redécolle enfin, elle monte, je la fait travailler un peu, ça tire, je sert le vent, c’est parti, ça plane! Tout marche bien, je fait d’énorme sinusoides avec le kite, j’ai décroché mon harnais, je suis bien assis, je remonte au plus près, bordé à fond jusqu’au point C. J’ai réussi à faire un cap de + ou – 55° au planing avec un vent super faiblard, ce qui me laisse confiant pour la suite. Après c’est beaucoup moins drôle, je tente un virement de bord mais ce foutu vent décide de m’abandonner lachement, l’aile tombe. J’ai dérivé jusqu’au point D tiré par le kite posé sur le bord d’attaque qui refusait absolument de redécoller. Résultat des course, j’ai fini dans les cailloux, avec trois kilo d’algues et des dechets dans les lignes et surtout de sacré déchirures dans la voile. En plus je me suis rendu compte que le coude de mon bras avant n’avait pas tenu et menacait de complètement casser.
La prochaine fois je ne sort plus en dessous de 10 noeuds bien établie, et pour ça j’irai peut être dans le bassin d’arcachon ou vers leucate.