On dit souvent que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement ou que la roue du temps tourne sans fin revenant perpétuellement sur elle même. Personnellement je me considère, dans cette dimension temporelle, comme l’araignée accrochée a un des rayon d’un roue de vélo qui avancerai sur un tapis roulant. En fonction de la vitesse du tapis, de celle du vélo et des vas et viens de l’araignée sur les rayons et sur les fils qu’elle aura tissé entre eux, on peut faire un calcul à un nombre inconnu d’inconnues qui débouche sur cette conclusion : C’est tout le temps le bordel, mais pas tout le temps. Pourtant, il arrive parfois, que ce cercle si parfait semble nous apparaitre et que l’enchainement des choses se fasse exactement comme le pré-dit la théorie.
Je vais bientôt déménager un peu plus à l’intérieur du pays basque où j’aurai un atelier de 100m2. Dès les cartons posés, le bateau vas subir une nouvelle mutation de “rééquilibrage”. A force de modifications, l’équilibre des forces, qui était en place avec la structure pyramidale du début, avait pris un peu de jeu. C’est donc un retour en arrière sans changer de direction. Une autre chose qui fait son come back est la dérive ventilée, qui vas bien mieux fonctionner avec la nouvelle structure courte. Oui, le bateau vas encore rétrécir pour devenir un véritable water buggy extrème.
Encore une chose revenue des temps lointains est la première maquette avec laquelle j’ai fait tous les test de géométrie et de structure. Sortie du fond de la cave elle finira à la poubelle mais je garde la dérive, ma première dérive ventillée.
Il est un temps ou l’on se retourne dans le rétroviseur de la vie en un flashback vers le passé du temps d’avant. Il viens un moment où l’on se dit “c’était mieux avant, faudra que je pense à voter à droite”, alors on repasse le film de l’Histoire avec une grande hache. Je voulait mettre en ligne la génèse du projet car toutes les autres histoires et expériences que j’ai pu glaner sur le net et autour de moi m’ont permis d’arriver là ou je suis.
Je crois que tout à commencé lorsque mon père à troqué le hobie 16 pour un sangria. A l’époque passer d’un cata de sport à un bateau de croisière c’était plutôt chiant. Le seul truc intéressant était la paravane de la ligne de traine. Une fois retournée avec un fil de chaque coté elle était devenu un jouet très amusant à laissé trainer dans le sillage. Par contre pour la pêche c’était pas top alors mon père – qui voulait certainement ce jour là attraper quelques poissons, ou du moins tenter de le faire – me fabriqua un petit cata avec deux chute de gros CP et deux baguette pour faire les poutres. 4 clous, un bout de ficelle au milieu de la poutre avant, ça ressemblait à un patin à voile sans grément. A partir ce jour je laissé tranquille la paravane, pour le plus grand malheur des bancs de maqueraux.
Ce petit cata marchait du feux de dieux mais avait une sale tendance à enfourner. J’en ai construis plusieurs ensuite avec diférentes largeurs et position de bras de liaison. A la fin j’avais trouvé les bonnes proportions pour que le cata lève la patte très rapidement et se pose sur le flan d’une coque sans déssaler lorsque la traction ètait trop forte. Pourquoi je vous parle de ça? Un bateau tiré par une ficelle… hein? Non? Continuons.
Puis vint un jour ou mes petits bateaux ne m’ont plus fais marré, il me fallait quelque chose de plus extrèmes, un nouvel engin qui pouvait voler dans le sillage du sangria. Il faut dire qu’à l’époque j’habitais Brest et qu’il y avait tout les ans la semaine de vitesse. C’était une sorte de rassemblement d’engins extraterrestres et autres libellule pretes à exploser en plein vole. C’était surtout une formidable occasion de voir que le génie de certains n’était pas très éloigné de la folie des autres. Et puis il y avait les dart à foil et autre cata auquels avait été greffer de drôle d’échelles en alu. C’est ça que je voulait maintenant !
Alors j’ai construis une sorte de planche de surf en CP sur laquelle j’ai fixer deux tige d’alu plié prolongée par un profil en bois. C’était mon premier foiler. Et pour ce coup d’essai j’avais déjà eu assez de mal à faire 2 foil que j’avais tout simplement conclu que cet engin ne naviguerait que sur un seul bord. C’est ce qui s’est passé mais pas du tout sur le bord que j’avais prévue. Au lieu de planer sur les foils à 45° en tirant vers la droite, c’est en tirant vers la gauche que ça marchait le mieux. Je pensait avoir équipé mon engin de 2 hydrofoil mais c’était devenu 2 paravanes, et ça tirait fort. J’arrivais a remonter presque perpendiculairement au bateau, la planche totalement hors de l’eau. Par contre l’engin était très sensible et, je ne sais pourquoi, il avait une forte tendance à vouloir regagner le fond de la mer dès qu’un clapot plus gros que les autres lui chatouillait la spatule avant. Certainement avait-il pris trop au sérieux son coté paravane.
Beaucoup d’années plus tard, lorsque j’ai découvert le monofoil, tout mes souvenirs sont remontés à la surface et mon foiler/paravane aussi. Ce projet m’as séduit car plus extrème que l’extrème, vouloir faire une stabilisation aérienne pour un engin suspendu à son aile c’était vraiment très osé. J’ai resortie des bout des balsa et quelque tube de glue pour commencer quelques proto avec ma propre vision du problème. Le monofoil avait son aile fixée en bout de bras et chaque variation de celle-ci se répercutait directement sur tout le bateau. Je me suis dit qu’il valait mieux laisser plus de liberté à l’aile et compenser par un bateau plus stable. J’ai tout recommencé depuis le début pour simplifier au fur et à mesure et enfin arrivé à une sorte de paravane accroché à un flotteur à redan dont il ne restait plus que la partie avant. Le point de tire était au bout d’un bras fixe pour le décaler jusqu’a ce qu’il s’aligne avec le centre de dérive (comme pour le sailrocket). Bien vite j’ai vu que cet équilibre à bout de bras risquait de paritr en vrille assez rapidement, il fallait plus de stabilité, il fallait assoir le bateau sur l’eau. Ce fut chose faite avec un point de tire ranmené plus au centre du bras et un petit patin planant au bout de celui-ci. Un homme avait déjà pensé à ça, dave culp, ses travaux l’avait amené très loin et même parfois très haut.
Et puis un tel système ne permettait pas de naviguer sur les 2 bords. Alors comme une pomme tombé d’un chène m’est apparue une image divine, longshot. Mais c’est biensur ! C’était ça ! Vite une maquette !
Le trifoiler semblait être la meilleur structure cependant certaines petites choses me chifonnaient un peu. Je vous passe le fait qu’a plus de 30 ans, trainer un petit bateau au bout d’une ficelle sur un ponton déserté en pleine hiver, ça chifonne un peu, surtout lorsque un enfant passant avec ses parents vous regarde comme si vous aviez son age. Passons. J’avais bien prévu que le foil au vent allait plus tirer que n’allait pousser celui sous le vent, mais je ne pensait pas que c’était a au point de faire piquer le palpeur.
Ensuite un peu par hasard en voulant résoudre ce problème j’ai découvert que le meilleur rendement des foils était quand ceux-ci étaient bloqués. C’était beaucoup plus efficace mais trop sensible pour les même raisons que mes petits bateau. Et puis comme dit l’adage chassez le naturel, il retrera par la fenêtre. Donc j’ai fait ce que j’adore faire, tout démonter et tout retourner. Un bout de mousse pour faire un senblant de patin avant et mes 2 foil sur leur bras à l’arrière. C’était bon, ça à marché tout de suite, le darded était née. J’ai sauté sur mon clavier pour faire des premiers shémas, la suite vous la connaissez…
Voici enfin dévoilé le secret du projet DARED: Les dérives. En réalité il n’est qu’en partie dévoilé, il faut avoir lu les articles comme “la théorie de la masse” ou “onde de choc” pour deviner ce qui se cache derrière ce bout de carton plume.
Il y a quelques équipes comme sailrocket et wotrocket, qui parlent de foils supercavitants. Effectivement, la formule magique qui pourrait repousser, voir annulé la cavitation d’un foil à haut vitesse, n’as pas encore été inventée.
Malgré les profil ultra fins, le carbone à haute dose, les ailes en V, rien y fait,
l’air s’invite à tous les coups. D’abord quelques micro-bulles puis tout un chapelet et c’est rapidement le spin out. L’équipe de sailrocket et l’entreprise supramar proposent une approche interressantes. Sailrocket à choisi la supercavitation et supramar, la cavitation alimentée en air.
Maintenant que la poche d’air sur l’extrados n’est plus un problème, il ne reste plus qu’une portance dynamique sur l’intrados.Ors la stablité d’un profil est l’equilbre entre l’effet de son intrados et son extrados. Ici il faut donc maintenir un certain contrôle avec une seule surface. Les ailes à forte corde offrent une meilleur stabilitée et puisque la cavitation fait gagner quelques cm2 autant les remettre à cet endroit. A très grande vitesse il n’est plus question que de surfaces et de pressions dynamiques et, tout comme dans l’aviation, une surface triangulaire a beaucoup d’avantages. Mais dans l’eau, les forces sont bien plus importantes, il faut penser un profil (une surface) d’intrados qui favorise aussi le contrôle.
Pour cela, l’aéronautique à encore des chose à nous apprendre, notemment gâce au profil autostable. Pourquoi? Parceque l’effet qui les rends stable n’est pas sur l’extrados mais sur l’intrados. Encore plus fort, cet effet n’est pas soumis à la vitesse. Est il possible de creer un foil supercavitant autostabilisé? A suivre…
Après de nombreuses études, la structure retenue est celle d’un tripod à surfaces planantes. Les nonbreuses tentatives de traction par un kite ont prouvées une répartition des forces spécifiques. c’est pourquoi le principe de DARED repose sur un plan anti-dérive opposé à la traction. La structure a été pensée pour canaliser toutes les forces et les convertir en vitesse.
La cellule de vie est “suspendue”, ce qui rend le bateau très facilement démontable et transportable. ele assure aussi la sécurité du pilote en cas de crash.
Certains comparent le mur du son avc le mur des 50/60 noeud, rapprochement un peu rapide mais pas dénué d’interet. Il existe des avions que l’on dit hypersonique volant à mach 5 et +, à ces vitesses le parallèle entre air et eau semble prendre un autre sens, surtout quand on pense à un foil.
Que se passe-t il lorsqu’on atteint de telles vitesses ? Rien,il n’y a aucun changement perceptible. Mais un certain nombre de phénomènes qui éxistent en supersonique, prennent une importance croissante avec l’augmentation de la vitesse et deviennent prépondérents à plus de Mach 5.
Une particularité du vol hypersonique : la portance est essentiellement due désormais à l’onde de choc et la surpression qui se forment sous l’avion. L’écoulement est désormais si rapide, qu’il aurait bien du mal à suivre un profil bien bombé.
La déviation d’air vers le bas par effet coanda sur l’extrados n’est plus si évidente. A de telles vitesses, on peut voler sur le “coussin” formé par la zone de surpression sous l’avion. Le fait que la portance en hypersonique soit essentiellement due à la compression du flux sous l’engin, a amené à concevoir un type de dessin nouveau pour ces engins : le wave rider.
On pourrait traduire cela par : celui qui se déplace sur la vague ou sur l’onde. En fait d’onde ou de vague, c’est celle qu’il crée lui même, sa propre onde de choc. Il s’agit alors, d’un engin parfaitement plat sur le dessus (le dessus n’influence pas la portance, dans ce cas), et oblique en dessous pour y comprimer l’air.
Si les 50/60 noeuds sont un mur alors rien de tel qu’une bonne grosse masse pour en venir a bout.
Une masse se compose de deux éléments: une tête et un manche. Sans tête, vous n’irez pas très loin, et sans manche il faudra faire un effort surhumain pour faire un petit trou.
Pour casser un mur il suffit de transmettre votre énergie à la tête via le manche, simple non? Encore faut il que la tête est le bon poids et le manche la bonne longueur. (à suivre…)
La tête de la masse est l’élément qui va percuter. Elle est la partie par laquelle la force initiale rentre en contact avec la résistance du mur.
Pour un bateau cette partie est le plan anti-dérive. Que ce soit un hydrofoil, une dérive ou paravane, c’est la même chose. C’est l’endroit où se passe l’impact entre deux forces.
La tête de la masse est fonction du mur à abattre mais celui des 50 noeuds semble être en béton armé aussi nous utiliseront quelque chose de solide et pointu pour plus de percussion.
Les plan anti-dérives du tripod seront donc très rigide en carbone usiné épais et tranchantes.
Mais la véritable révolution est de considérer les dérives comme des surfaces planantes et de baser la reflexion sur ce nouveaux principe.
Il a pour fonction d’augmenter la vitesse linéaire de la tête pour un couple fixe donc sa pression sur le mur. Il doit être dans l’axe de cette dernière, suffisamment solide et plus il sera long, plus le choc sera fort (dans la limite du raisonnable).
Ce n’est qu’une histoire de bras de levier et je le savait déjà, me direz vous. Bien sûr et c’est à partir de ce simple constat que la dérive est “au vent” et non “sous le vent”. Mais un shéma reste le plus parlant, on voit que p1 est très nettement inférieur à p2.